Fausse joie...
Le titre de l'article du Monde avait de quoi me surprendre et de me réjouir :
Et l'article insiste :
"Les adultes de 50 à 71 ans qui boivent au moins trois tasses de café par jour pourraient voir leur risque de décès diminuer de 10 % par rapport à ceux qui n'en consomment pas, selon une étude de l'Institut national du cancer américain (NCI) publiée mercredi 16 mai..."
Ça y est ! Les chercheurs ont découvert l'accès à l'immortalité.
J'allais me précipiter pour faire provision de capsules et autres dosettes lorsque la suite de l'article a calmé mon enthousiasme :
"Les résultats (...) montrent ainsi que les personnes consommant en moyenne trois tasses de café par jour, normal ou décaféiné, présentent moins de risques de décéder de maladies cardiovasculaires et respiratoires, d'attaques cérébrales, de blessures, d'accidents, de diabète ou d'infection, que celles qui n'en boivent pas..."
Avec des fausses joies comme celles-ci, il y a de quoi mourir...

Comment faire...
... une omelette japonaise.
Encore faut-il avoir une poêle carrée...
Démo...
Ça fait des semaines qu'on s'entraine pour être au top.
La météo nous avait promis de la pluie. Nous avons finalement eu un temps relativement ensoleillé
Et ce fut vraiment une jolie démo, très applaudie.
Sauf qu'en y regardant de plus près, on peut voir que je danse en chaussettes.
Un face a face sans pitié entre un pied de meuble et mon petit orteil s'est soldé par la défaite de ce dernier. Pas de fracture pourtant. Du moins pas décelable sur les radios.
J'ai failli déclarer forfait. Outre le fait que c'est douloureux, il est impossible de caler mon pied droit dans une quelconque chaussure.
Même danser en charentaises eut été impossible...
Heureusement qu'arrive enfin la saison des tongs...
Je confirme...
... Ça n'en a pas seulement l'air. C'est vraiment le printemps. Même le ciel s'y met.
C'est d'un bleu profond qu'il m'est apparu ce matin lorsque j'ai soulevé mon rideau.
Et là, je ne résiste pas, j'oublie mon sacro-saint petit-déjeuner et je monte au jardin.

Il me vient à l'esprit une chanson que fredonnait ma grand-mère...
Quand le lilas blanc refleurira
Je te chanterai ma plus belle chanson d'amour
Devant toi, je me mettrai à genou
Et aspirerai avec toi les effluves du lilas blanc...

Printemps...
Il existe des jardins
Dont les fleurs aux riches couleurs
Bordent de rêve le chemin
Ouvrant l'Eden dans les hauteurs... (E. Marck)

Je subis des travaux dont je ne vois pas la fin
Mais le moindre rayon de soleil, aussi timide soit-il
Me fait grimper les marches menant à mon jardin.
Peut-être les dernières larmes de l’hiver...
Un petit oeil jaune, tout jaune
C'était la primevère, la première.
Striés de mauve et un coeur safran, les crocus ont percé de bonne heure...
Es-tu narcisse ou jonquille ? Es-tu garçon, es-tu fille ?
Un petit oeil blanc, très franc
C'est la pâquerette mignonette
Un oeil de satin
Quel malin !
C'est la violette qui me guette...
Un petit oeil, qu'il soit blanc, rose ou bleu malicieux,
C'est le myosotis tout fleuri
Un forsythia illumine un coin du jardin avant que ses étoiles lumineuses ne soient remplacées par des feuilles vert tendre...
Je suis Tulipe
Nulle fleur du jardin n'égale ma splendeur.
La nature, hélas, n'a pas versé d'odeur dans mon calice fait comme un vase de chine.
Sa blancheur ne tardera pas à nous captiver
Sa senteur de nous ennivrer
Un jour bientôt, le muguet portera bonheur
Des milliers de fleurs
Blanches ou rose pâle
Lequel est cerisier ?
Et lequel est pommier ?
Les yeux fermés, les sens en éveil
Je savoure le parfum du lilas blanc, du lilas mauve...
Egarées près du pied de rhubarbe
Une éruption de légères euphorbes...
Le pissenlit mal-aimé cambre ses fleurs dorées...
Encore timides mais rien ne presse
Les spirées bientôt s'effeuilleront à la moindre caresse...
J'ai marché en direction du petit chemin
Et j'ai découvert, fleurissant avec passion
Le délicieux cognassier du Japon...
Travaux...
Je ne suis pas de celles à qui il faut absolument une cuisine intégrée.
La preuve, lorsque nous avons fait l'acquisition de cette vieille maison il y a deux décennies, c'était pour avoir un toit sur la tête le jour où nous prendrions notre retraite, au cas où...
Cette petite maison était comme un jeu de construction. On pouvait modifier à volonté les espaces, descendre des murs (parfois involontairement...), remonter les plafonds après les avoir descendus, remplacer des vieilles poutres par d'autres, tout aussi vieilles mais en meilleur état... Finalement, nous nous sommes si bien pris au jeu qu'au bout de deux ans de bricolage de travaux intensifs, nous nous y sommes installés pour de bon.
Partout, il y eut de nombreuses et parfois très grosses transformations.
Sauf la cuisine. Il n'y a que cette pièce que nous avions bricolé un peu sans mais sans y apporter de grandes modifications.
C'est une jolie petite cuisine, un peu basse de plafond certes mais pas prétentieuse car faite de bric et de broc...
Au fil du temps, il y a bien eu des petites modifications...
Ainsi la place laissée vacante par le premier lave-vaisselle.
... puis par un deuxième, un tout petit auquel nous avions aménagé une petite niche...
... puis il n'y eut plus de lave-vaisselle du tout et c'était aussi bien comme ça.
Enfin longtemps après, le retour du progrès.

Les travaux, il en était question depuis longtemps mais nous avons toujours remis.
Remis d'abord au mois prochain, puis remis après les vacances, puis enfin remis à l'année prochaine. Ça ne pouvait pas durer. Il fallait bien que quelqu'un décide...
C'est fiston n°2 qui décida : il téléphona un samedi à midi pour nous avertir qu'il avait un creux entre deux chantiers, que si nous étions toujours décidés il allait nous donner un coup de main et que nous avions quarante huit heures pour vider la cuisine qu'on allait démolir lundi...
Argh...
Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire...
... Il n'y avait plus d'évier, plus d'étagères.
... Plus de cuisinière, plus de hotte.
... Bientôt plus de lambris.
... Et bientôt plus de plafond.
Nous savions que le plafond allait nous réserver des surprises. Les mêmes que dans les autres pièces que nous avions rénovées, mais en pire...
Caché par les lambris, le plâtre, noirci par des décennies de fumée.
Cachées sous le plâtre, les lattes.
Et sous les lattes au-dessus des lattes, l'isolation telle qu'elle existait il y a deux cent cinquante ans : des scories et de la paille réduite en poussière et une demie-tonne de poussière.
Oserais-je vous décrire l'état des poutres ?...
Non. Jugez par vous-même.
Elles sont noires. Non pas noires de poussière. Pas noires de moisi. Elles sont noires de brûlage comme si on les avaient noircies au chalumeau. Pourtant, il suffit de gratter un peu du bout de l'ongle et la fine couche noire se détache toute seule. C'est curieux. Les autres poutres de la maison n'avaient pas cet aspect.
Maintenant que le plus gros est fait (enfin je suppose...) on voit mieux ce qu'il y aura comme travaux : Ça ira encore mieux quand les poutres seront brossées et nettoyées. En fonction de leur état, elles seront poncées puis traitées. Sinon, elles seront changées...
Quand je vous disais que cette maison-là est un jeu de construction...
Aucun mur n'est droit : Entre le haut et le bas il y a jusqu'à quinze centimètres d'écart. Celui qui a construit la maison ne connaissait pas le niveau à bulle mais ne savait pas non plus se servir du fil à plomb... 
Les déchets s'entassent dehors. La déchetterie municipale ne sera ouverte que dans trois jours. Il va falloir vivre avec tout cet amas de bois, tasseaux, platras, laine de roche et autres débris.
Et dire que ma terrasse était prête pour les belles soirées de printemps (ouais, mais ce printemps ressemble davantage à l'automne...)
Ohhh !... L'est tout cassé mon bel évier !

Bon, il n'y a pas que ça : Je n'ai plus de cuisine
Mais il faut bien manger. Alors ?..


Eh bien, à la guerre comme à la guerre, je campe dans la véranda. Heureusement que nous avons conservé le réchaud électrique et le mini-four qui datent de nos années de caravaning. Et, luxe suprême, il y a le Thermomo. Et à l'extérieur, sous les averses, il y a aussi ma vieille gazinière.
Pour la vaisselle ?
Eh bien, c'est comme au camping, en moins confortable parce qu'il n'y a pas d'eau chaude au robinet de la cour.
S'il y a un rayon de soleil, ce qui est vraiment très rare ces derniers jours, ce sera barbecue sur la terrasse du haut...
A la fin de la semaine, on y voit plus clair.
Les cables électriques sont posés. Aux murs, on a fixé les rails...
... puis les plaques de placo. I-dem pour les plafonds.
L'état des poutres est acceptable. Elles nous survivront...
A SUIVRE...
Mais comment...
... se débrouillent-ils pour faire un démarrage en code en côte ?

Edit du 13 avril, 23:38 : Merci Canelle pour la rectification...
Et dire que j'habite dans une rue en pente. Une pente quand même moins raide, heureusement.
Il y a des jours comme ça...
Je hais les dimanches...
Certains dimanches...
Ceux qui s'annoncent prometteurs
Et qui finalement sont vides et sonnent creux...
Un dîner...
... de cons presque parfait....
Et dire qu'avant, j'étais accro...
Mais j'ai ouïe-dire qu'un soir il s'était passé des choses détestables lors de cette émission alors je me suis précipité sur Replay pour en juger.
Et là j'ai pu constater qu'un certain Romain avait mis les petits plats dans les grands avec un menu de luxe et s'est fait critiquer du début à la fin et se faite noter d'une manière indigne par ses quatre invités.
Ces derniers ont dabord fait la fine bouche devant la dégustation (à 9000 euros le kilo... quand même) de quatre caviars différents. Puis ont eu une mine plus que dégoûtée devant les entrées composées de crème de cèpes aux escargots, de saumon, de saint-jacques à la nage d'oursins... Ont tout de même daigné s'extasier devant la tranche de boeuf de Kobé mais en chicanant devant la purée aux truffes qui l'accompagnait... Ont blâmé le macaron à la framboise parce qu'un macaron se devait d'être rond... Ont dénigré la déco de table parce que pas assez bling-bling... Ignoraient que le luxe, justement, était sobre.
... Mais ont oublié d'ergoter lorsque Romain leur a offert à chacun un coffret de caviar à emporter.
C'était un dîner presque parfait...
Bon, ben...
... Puisque j'ai l'air de manquer à quelques-uns, je vais m'y remettre.
Et tant qu'à faire, autant que ce soit à une date exceptionnelle : un 29 février, c'est tout de même une journée inhabituelle; il n'y en a qu'une tous les quatre ans.
Que pourrais-je bien vous dire après une si longue absence ?
Ah oui... Que je ne vous avais pas oubliés puisque j'allais régulièrement vous lire. Et ce n'était pas une mince affaire parce que vous êtes pas mal nombreux et certains d'entre vous pas mal prolixes. Heureusement qu'il y a des images alors certains jours ça va plus vite.
Je vous avais laissé entendre dans un précédent message que j'étais débordée. C'était surtout au moment des préparatifs de Noël.
En général, je me débrouille pour que ma déco de Noël soit prête pour début décembre. Sauf qu'il faut parfois compter avec les impondérables...
Il y a eu des années où ça a mis un peu plus de temps parce que je ne trouvais pas le tissu adéquat. Puis il y a eu l'année où j'avais trop la flemme pour démarrer à temps. Et l'année où le vent soufflait si fort qu'il était impossible d'accrocher quoi que ce soit.
Au dernier Noël, ça a encore coincé : mauvais choix de tissus (ça m'apprendra à faire des économies...), nous en avons ch... bavé, la machine à coudre et moi. Bref, je ferai mieux la prochaine fois...
Pourquoi suis-je encore débordée ?
Parce que je réalise un rêve vieux de cinquante ans.
J'avais quinze ans lorsque ma grand-mère m'offrit une guitare et un manuel pour apprendre à en jouer. Mais n'est pas Françoise Hardy qui veut : Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai guère progressé et ma guitare finit par être un bel objet de décoration. Aussi, lors de mes nombreux déménagements, elle a toujours trouvé un clou sur un mur pour s'y accrocher. Jusqu'au jour où les garçons l'ont démolie un jour de grand chahut.
Il y a quelques mois, grâce à une brochure trouvée dans ma boite à lettres, je suis allée m'inscrire aux cours d'un prof de musique qui enseigne dans la ville voisine et depuis je m'esquinte quotidiennement le bout des doigts sur les cordes de ma nouvelle guitare.
Et ça me plait...

Ça fait un moment...
... Que je ne partage plus rien avec vous.
Et voilà le résultat : A force d'attendre, j'ai le sentiment de ne plus savoir écrire...
Ces dernières semaines, combien de fois ai-je ouvert un nouvelle page avant de supprimer le message que j'y laissais ?
Je jetais quelques mots, parfois quelques lignes et immanquablement, j'avais le sentiment que ça ne pouvait intéresser personne.
Pourtant, pendant des années, je ne me préoccupais pas de qui me lisait. J'écrivais principalement pour m'exprimer, pour manifester, pour dénoncer, pour m'indigner.
Alors pourquoi, subitement est-ce si difficile d'écrire ?
Bonne année...
Au seuil de cette nouvelle année, je vous souhaite à tous de vivre une année 2012 pleine de surprises, de beaux projets. Essayez d'apprécier les bons moments, de gérer au mieux ceux qui le sont moins, de garder une bonne vitalité, de profiter à fond de la vie qui nous a été offerte...
Oh la la !...
... Ça ne fait qu'à peine deux mois et pourtant ça me parait une éternité...
Deux mois sans vous donner de mes nouvelles, deux mois sans que l'écriture me démange.
Mais ne vous inquiétez pas, je suis juste un peu débordée par tout ce que j'ai entrepris ces derniers temps.
Là je suis en plein dans ma déco de Noël; je passe mes journées et une partie de mes nuits les ciseaux à la main et de pédaler sur ma machine à coudre. Comment ?.. On ne pédale plus ?...
De toute façon, je sais que vous allez bien puisque je prends le temps de vous lire.
A un de ces jours.
Том Уэйтс "Русский танец"
Un soir, en regardant d'un oeil distrait une émission de Patrick Sébastien, j'ai été envoûtée par la musique qui accompagnait un numéro d'équilibristes russes.
Le net est une machine exceptionnelle car j'ai retrouvé cette musique qui m'avait tant impressionnée...
Tom Waits, Russian dance - 1996.
Bla bla bla...
D'abord, on ne parlait que du Sénat.
Le Sénat bascule à gauche... La gauche s'empare du Sénat.
Le monde semblait ne plus tourner qu'autour de cette nouvelle.
Pendant toute une semaine, matin, midi et soir...
Ça s'est arrêté aussi vite que ça avait démarré.
Ouf, on ne parle plus du Sénat !
La semaine d'après, dans notre canard régional on ne parlait que de Sébastien Loeb.
C'est l'enfant du pays qui court du sud au nord de notre province.
Il va gagner, c'est sûr...
D'ailleurs il est le grand gagnant dans le coeur de tous les Alsaciens.
Sauf qu'il ne faut jamais vendre la peau de l'ours...
Moteur cassé dès la première étape du rallye.
Ouf, on ne parle plus du champion !
A présent, ce sont les primaires socialistes.
Qui demain soir sera le candidat de la Gauche ?
Vous êtes invités à aller voter mais il faudra payer.
Pas cher, 1 euro seulement. Mais est-ce bien légal ?
Vivement demain soir qu'on vide les urnes et qu'on ne parle plus de primaires.
Du neuf à la place du vieux...
Toutes les villes veulent du neuf : nouvelles places, nouveaux quartiers.
Les maires sont saisis d'une frénésie de démolition et ma ville non plus n'en est pas exempte.
Tant pis pour ceux qui sont attachés aux vieilles pierres.
C'est aussi à l'ordre du jour à Tourcoing : Des alignements de maisons dites dégradées tombent à coups de bulldozers pour laisser place à de nouveaux espaces publics "de qualité", le mot "qualité" étant forcément synonyme de loyers élevés.

Mais Salah, irréductible propriétaire du café "Chez Salah" (photo Mikael Libert/20mn) refuse de vendre son immeuble aux promoteurs chargés de la refonte de la Zone de l'Union. Il est le dernier habitant à faire de la résistance. Les clients se font rares car plus aucune route ne dessert son établissement. Même les éboueurs ne passent plus...
Le 22 septembre...
... c'était hier.
Aujourd'hui, nous sommes le 23 et je suis tentée de dire comme Georges :
le 22 septembre, même s'il ne s'est rien passé de particulier, aujourd'hui je m'en fous...
C'est une jolie chanson de Brassens qu'on n'entend pas souvent sur les ondes.
Pas même une fois par an...
... en septembre.
Dommage.
Un vingt-deux de septembre au diable vous partites. Et depuis, chaque année, à la date susdite, je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous... Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre; plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
On ne reverra plus au temps des feuilles mortes, cette âme en peine qui me ressemble et qui porte le deuil de chaque feuille en souvenir de vous... Que le brave Prévert et ses escargots veuillent bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes, je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle et me rompais les os en souvenir de vous... Le complexe d'Icare à présent m'abandonne; l'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Pieusement noué d'un bout de vos dentelles, j'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous... Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe, les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Désormais, le petit bout de coeur qui me reste ne traversera plus l'équinoxe funeste en battant la breloque en souvenir de vous... Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent; à peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous...
11 septembre...
10 ans déjà...
Que faisiez-vous ce jour-là ?
Que faisiez-vous à cette-heure-ci ?
Où étiez-vous quand la terre s'arrêta de tourner ?
Faut pas s'étonner...
orsque le facteur me livre le programme télé auquel je suis abonné, je fais mon choix de films pour la semaine.
Comme toujours en période estivale, le tri est vite fait.
Il y a là les téléfilms français qui ne sont pas de première jeunesse, les séries américaines multidiffusées pour lesquelles je serais capable de souffler le texte si les acteurs avaient un trou de mémoire et il y a bien sûr les films notés 4**** car déclarés chef-d'oeuvre. Dans cette dernière catégorie ne figurent pratiquement que des films vieux de plus de quarante ou cinquante ans. Sans doute ces films se bonifient-ils avec le temps...
Bref, rien de très folichon qui puisse mettre un peu de joie dans le coeur des gens qui ne partent pas en vacances ou qui sont obligés de rester cloitrés pour cause de mauvais temps.
Pour ma part, une fois mon programme hebdomadaire défini, j'enregistre émissions, documentaires et films sélectionnés et je les regarde à l'heure que moi je choisis.
Ce soir c'était ma petite-fille qui, ayant épluché le programme a choisi "Qui perd gagne", une comédie française avec entr'autres Elsa Zylberstein et Thierry Lhermitte, un acteur qu'elle aime beaucoup. Comme ça ne m'emballait pas plus que ça et comme je bricolais à côté j'ai vaguement regardé écouté ce film du coin de l'oeil l'oreille.
Et là, je me dois de conseiller à Elsa Zylberstein de prendre (si ce n'est déjà fait) des cours de diction car il était impossible de saisir la majeure partie de ses dialogues tellement c'était incompréhensible voire inaudible. Quelqu'un devrait lui dire qu'on peut difficilement se faire entendre lorsque l'on parle en serrant les dents.
De toute façon,l'histoire était à se point saugrenue que ma petite-fille a eu vite fait de zapper...
Note pour celles et ceux qui seraient saisis d'un doute...
... non, je ne suis pas (encore) attente de surdité ...
Contente...
e suis contente parce que demain je vais chercher ma petite-fille.
Non, non, elle ne s'est pas perdue... Ça fait simplement un sacré bout de temps que je ne l'aie vue, pratiquement deux mois pour être exacte. Et ma petite chérie commence sérieusement à me manquer.
Nous ne sommes jamais restées si longtemps sans nous voir. Le mois de juin était occupé par son stage de fin d'année et le mois de juillet consacré aux copains et copines. Moi, entre-temps je suis partie en vacances...
Et c'est ainsi que les jours deviennent des semaines avant de se changer en mois.
Il faut dire qu'à seize ans et demie il est normal de préférer la compagnie des jeunes de son âge.
Bref, demain nous aurons un tas de choses à nous raconter...

























































































